L’aéroport de Zurich vient de publier aujourd’hui de nouveaux chiffres records pour le premier semestre 2026: 14,996 millions de passagers, soit 4,9% de plus que l'année précédente sur la même période, et 133 845 mouvements d'avions, soit 3,6% de plus que l'année précédente sur la même période.

Dans le même temps, une nouvelle vague de chaleur s’abat sur la Suisse et le changement climatique se fait sentir dans tout le pays: les villes connaissent des températures caniculaires, l’agriculture est confrontée à une sécheresse persistante et les personnes vulnérables – notamment les personnes âgées – souffrent des effets de la chaleur sur leur santé.
L’augmentation du trafic aérien contribue de manière significative au réchauffement climatique: avec désormais environ 30%, il est responsable de la plus grande partie de l’impact climatique de la Suisse – et la tendance est à la hausse. L’initiative pour des bons de mobilité vise à changer cela : une taxe sur les billets d’avion corrigerait la distorsion actuelle des prix, et les recettes seraient redistribuées à la population sous forme de «bons de mobilité» – pour des trajets en train et en bus moins chers. Ainsi, les voyages internationaux deviendraient plus respectueux du climat, sans que la mobilité ne devienne un luxe.
Martine Docourt (Conseillère nationale PS - Neuchâtel) et Marc Wuarin (vice-président Vert’Libéraux Genève), membres du comité d’initiative pour des bons de mobilité, commentent ces chiffres records:
Martine Docourt: «L’augmentation constante des voyages en avion pèse sur le climat et m’inquiète. Je suis favorable à une taxe équitable sur les billets d’avion afin que les objectifs climatiques soient également atteints dans le secteur aérien et que nous assumions nos responsabilités envers les générations futures.»
Marc Wuarin: «L’augmentation du nombre de passagers aériens est la conséquence d’une distorsion du marché. L’absence de taxe sur le kérosène et de TVA, ainsi que des coûts externes non couverts, s’élevant à des milliards et non supportés par les responsables, conduisent à des billets artificiellement bon marché – payés par la collectivité. Une taxe sur les billets d’avion remédie à cette incitation perverse.»